Le Château Jean Faure trouve ses origines au XVIᵉ siècle et doit son nom à son propriétaire d’alors, « Jehan Faure », habitant de Saint-Émilion et jurat de Libourne.
Au-delà de son grand terroir, le domaine s’inscrit dans une histoire rare et continue : implanté sur ses terres depuis près de six siècles, il n’a connu que six familles propriétaires au fil du temps.
Cette remarquable stabilité foncière constitue un atout essentiel du cru, déjà reconnu au XIXᵉ siècle comme premier cru dans les premières éditions du guide Féret, signe précoce de la qualité de son terroir
Dès le milieu du XVIIIᵉ siècle, Château Jean Faure apparaît sur les premières cartographies des grands terroirs de Bordeaux, témoignant d’une histoire ancienne et continue. Cette stabilité foncière rare, préservée au fil des siècles, constitue l’un des piliers de sa reconnaissance au XIXᵉ siècle dans les premières éditions du guide Féret.
En 1893, la 6ᵉ édition consacre le domaine au rang de premier cru de Saint-Émilion et en livre une description remarquable : « Ce cru produit un vin exquis, très parfumé et de bonne conservation. Il tient du Saint-Émilion et du Pomerol ; il est à cheval sur ces deux communes. Son vignoble comprend 18 hectares, dont 15 de très vieilles vignes. Il occupe le point culminant entre Cheval Blanc et La Conseillante.
La chartreuse XVIIIème a été restaurée en respectant l’esprit du lieu et son architecture historique. Au XVIIIème siècle, les exploitations viticoles de la gironde, respectaient toutes le même type d’organisation : une chartreuse basse qui constituait la maison de maître et des bâtiments d’exploitation attenants.
Des enrichissements furent apportés à Jean Faure au cours des siècles suivants : une nouvelle maison de maître, plus vaste a été construite au début du XIXème et deux pavillons ont été ajoutés à la chartreuse à la fin du XIXème.
Composé de pelouses arborées, de parterre de buis taillés, d’un théâtre de verdure d’inspiration japonaise, ainsi que d’une pièce d’eau, il invite au ressourcement.
L’âge plus que bicentenaire des platanes, du pin parasol et du cèdre, emblème de Jean Faure, témoigne du statut occupé par le domaine de Jean Faure dès le XVIIIème.